Accueil Forums Crowdlending Parlons crowdlending en général UFC Que Choisir interpelle à nouveau les pouvoirs publics sur le crowdlending

Ce sujet a 12 réponses, 7 participants et a été mis à jour par  henriv, il y a 4 jours et 10 heures.

13 sujets de 1 à 13 (sur un total de 13)
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    Messages
  • #17995

    Mathieu
    Admin bbPress

    Bonjour à tous,

    Décidément on assiste à une série de « mauvaises » nouvelles dans le petit monde du crowdlending.

    Après la liquidation d’Unilend, c’est au tour d’UFC Que choisir d’alerter sur les dérives du crowdlending, notamment sur l’augmentation du taux de défaut.

    Autant je trouvais que la précédente étude présentait des erreur d’interprétation, autant cette fois-ci je ne peux que confirmer les calculs et les dires de l’association.

    Amies plateformes, Réveillez vous !

    D’ailleurs, il serait aussi bon que FPF se réveille aussi, hein Benoit ?

    #17996

    Pascal
    Participant

    je crois que l’on se trompe de sujet.
    Bien sûr il est important de connaitre un taux de défaut mais si on connais la température est on guéri pour autant?
    En plus ce ne sont que des statistiques donc qui ne donnent que des tendances

    Non, pour moi, l’important c’est de protéger l’investisseur c’est à dire de ne plus tolérer les magouilleurs, les escrocs et pour cela mettre en place une véritable politique répressive contre les mauvais payeurs, les fausses informations,…

    Et pour les plateformes, interdire les commissions à la mise en place, les obliger à rembourser les préteurs s’il y a un défaut sur les 6 premiers mois (après on rentre dans le cycle des affaires) sauf si l’événement est imprévu comme le défaut de son principal client. Mais même dans ce cas la la plateforme aurait du signaler le danger que représente l’importance du client principal .

    Autre chose, est il normal qu’au mois de novembre on est pas d’indication sur le résultat d’une société qui clôture en septembre. Pas des résultats définitifs bien sûr mais des tendances. Si l’entreprise n’est pas capable de les donner c’est qu’il y a un gros problème de gestion donc un danger potentiel.

    Voila des mesures qui, à mon avis, seraient vraiment efficaces

    #18003

    HS1
    Participant

    On voit aussi qu’ils ne savent pas vraiment de quoi ils parlent dans la présentation choisie?

    Elle ne s’attache pas du tout à l’age moyen des défauts et donc à la perte réelle du particulier.

    Lendopolis reste en queue de peloton et Credit.fr et lendix en tete alors que ce sont bien les 2 plateformes qui en un an sont devenues parmi les plus risquées pour le petit préteur à l’inverse de lendopolis..

    Bref un article survolé et pas très pertinant malheureusement.

    #18005

    Mathieu
    Admin bbPress

    @hs1

    Je pense qu’UFC Que choisir fait un état des lieux à l’instant T, ils s’intéressent à un marché, pas à une plateforme en particulier. C’est le reproche majeur que je leur avait fait lors de leur précédente étude car il mélangeait toutes les plateformes.

    Force est de constater que les taux de défaut sont tout de même trop importants sur toutes les plateformes de l’étude 😉

    Mais ces taux peuvent aussi évoluer dans le bon sens, rien n’est irréversible …

    #18006

    henriv
    Participant

    Excellente étude de UFR Que Choisir. Maintenant on attend qu’ils agissent clairement notamment sur la pertinence des indicateurs de défaut…

    Bien sûr l’idée de sanctionner les magouilleurs et les escrocs est défendable mais est-ce que les plateformes en ont clairement l’envie et surtout en ont elles les moyens ?

    Elles préfèrent passer leur temps et leur argent dans les dépenses de communication en pensant séduire quelques emprunteurs suffisamment fiables pour essayer de sauver leur modèle bancal…

    Tant qu’on n’aura pas suffisamment de bons dossiers, il est illusoire de penser que les plateformes traqueront les mauvais payeurs et / ou rembourseront les prêts en défaut qui ont moins de 6 mois d’ancienneté car elles n’auront ni les moyens ni l’envie ni le temps nécessaire pour faire cela.

    Mais bon on peut toujours rêver…

    Pour répondre à HS1, oui UFR Que Choisir évoque bien l’évolution des défauts dans son étude : ils parlent d’un taux de défaut en hausse de 120 % depuis février 2017, ce qui me paraît d’un côté normal (du moins la hausse pas les 120 %) car le stock moyen des prêts financés vieillit…

    Et ils montrent bien Lendix passe de 0.5 % à 7.1 % de taux de défaut… Si ce n’est pas une explosion…

    Idem pour Credit.fr qui passe de 0.7 % à 5.7 % aussi…

    Pour répondre à ta remarque. Donc l’article est bien pertinent 🙂

    Autre chose : oui ils tiennent compte de l’âge moyen des défauts dans leur calcul de rentabilité si tu lis l’article jusqu’au bout.

    Ils font une simulation sur les prêts Lendix financés depuis plus d’un an au 10/10/2018 et évoquent une rentabilité à +0.69 % net annuel.

    Ils précisent bien que sur les 293 projets, 26 défauts sont constatés et que les entreprises qui ont fait défaut ont remboursé en moyenne 24 % des échéances dues

    On ne peut pas être plus clair !

    Un petit bémol : dommage qu’ils n’ont pas parlé de taux de défaut des projets arrivés à terme calendaire mais je pense qu’on leur aurait reproché que ce sont des projets trop anciens par définition et que tout évolue même si les projets financés les années suivantes vont dans la même direction…(excepté pour Unilend éventuellement)

     

     

     

    #18008

    henriv
    Participant

    Que Choisir : « La législation européenne, en cours de négociation, pourrait créer une incertitude supplémentaire pour les consommateurs, réglementaire celle-ci. En effet, en l’état actuel du projet de Règlement européen, les plateformes pourraient choisir soit de conserver le statut français, soit d’opter pour le nouveau statut européen, pour l’instant trop laxiste »

    Qu’en pensez vous ?

    #18009

    thierry_j
    Participant

    100% d’accord avec @pascal. Le taux de défauts c’est bien, mais ça va toujour être une bataille de chiffres et surtout c’est regarder dans le rétroviseur, et donc parlons du futur.

    Les propositions telles quelles que

    – pas de commissions à la mise en place

    – une engagement des plates formes sur les remboursements des défaillances dans les premiers mois

    – une vraie présentation des projets

    ont déjà été proposées sur ce forum depuis des mois. Rien ne bouge. A part s’occuper de soigner leur apparence. Je vise particulièrement Crédit.fr et October qui ont peut être les moins mauvais taux de défauts, mais sont les pires sur les 2 derniers points.

     

    #18010

    Mathieu
    Admin bbPress

    @thierry_j

    Le taux de défaut est en effet une conséquence mais il permet tout de même de constater si la sélection des plateformes et le recouvrement sont bons. Et puis c’est un impact direct sur nos rendements.

    Concernant les propositions :

    #18021

    thierry_j
    Participant

    Pour une présentation sérieuse et détaillée des projets, çà existe déjà, il suffit d’aller sur WeShareBonds.

    #18022

    henriv
    Participant

    Je suis d’accord wesharebonds fait du travail sérieux dans l’étude des dossiers il faut le reconnaître.

    Pour le taux de defaut il n’y a pas de raison qu’il soit très élevé si tout est fait sérieusement (hors TPE et entreprises récentes) Après reste toujours le problème du volume insuffisant de collecte de qualité qui peut mettre en péril l’avenir d’une plateforme.

    Mais s’il y a peu de défauts c’est que le taf a été fait.

    Et s’il y a peu de défauts je m’en moque que la plateforme ait perçu des commissions en amont..Il ne faut pas sanctionner les bonnes plateformes et remettre en cause la viabilité de leur modèle juste pour ça.

    En revanche en cas de défaut les plateformes devraient intégralement rétrocéder les commissions perçues à leurs prêteurs quelque soit le motif du défaut (car ça peut être sujet a interprétation si on limite a certains défauts ).

    Ce que les prêteurs ne supportent pas c’est que les plateformes gagnent du fric quand eux ils en perdent… C’est tout !

    Pour la prise en charge des échéances j’y suis favorable s’il y avait des éléments concrets montrant que la plateforme n’aurait pas dû présenter tel ou tel dossier (exemple condamnation d’un dirigeant connue au moment de la présentation du projet , LJ d’un dirigeant pour une autre boîte dont il avait la gestion, financement sur une autre plateforme de crowdlending connu au moment de la présentation du projet…).

    Ça devrait même être interdit par la loi.

    #18058

    RVDU45
    Participant

    Bonjour,

    Je suis d’accord avec l’article, pour ma part j’ai investi des petits montants sur plus de 100 projets (LENDIX et LENDOPOLIS), or je suis  en final  perdant même si à partir d’aujourd’hui tous les restes à payer rentrent….et je paie des impôts sur les intérêts … et je ne déduirai jamais les pertes puisque je n’investi plus… et j’ai des montants bloqués jusqu’en 2022 pour en final perdre….

    J’ai donc totalement abandonné cette formule, je me suis tourné vers le  « ROYALTIES » de WEDOGOOD, au moins par cette méthode on est fiscalisé uniquement quand on a récupéré son capital…et on a des contacts directs avec l’entreprise…

     

    #18068

    Gahan
    Participant

    @thierry_j

    Tu préconises pas de commission à la mise en place et remboursement des échéances par les plateformes.

    ==> Déjà qu’elle sont très loin de leur seuil de rentabilité, tu les coupes de tout revenu et tu leur rajoute des frais (assurances) donc tu les condamnes encore plus vite à disparaître. Il faut bien qu’elles vivent.

    En fait trop d’acteurs pour un gâteau ridicule (300 à 400 millions d’euros) dans un contexte ou les banques ont bien vu le danger en prêtant à des taux bien plus intéressants que les plateformes. Du coup tu ne peux que récupérer des canards boiteux à financer avec les taux de défaut qui vont avec.

    Par contre contrôler le bon emploi des fonds me paraît déjà plus pertinent car là je pense que c’est surtout pour combler des besoins de trésorerie ce qui en soit n’est pas condamnable mais qui ne correspond ps au besoin affiché sur le projet.

    #18069

    henriv
    Participant

    Totalement d’accord avec l’analyse de Gahan mais avec en plus la récupération en aval des commissions perçues par les plateformes en amont si incident.

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