Accueil Forums Crowdlending Parlons crowdlending en général UFC Que Choisir interpelle à nouveau les pouvoirs publics sur le crowdlending

Ce sujet a 19 réponses, 10 participants et a été mis à jour par  VSOP, il y a 2 mois et 4 semaines.

20 sujets de 1 à 20 (sur un total de 20)
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    Messages
  • #17995

    Mathieu
    Admin bbPress

    Bonjour à tous,

    Décidément on assiste à une série de « mauvaises » nouvelles dans le petit monde du crowdlending.

    Après la liquidation d’Unilend, c’est au tour d’UFC Que choisir d’alerter sur les dérives du crowdlending, notamment sur l’augmentation du taux de défaut.

    Autant je trouvais que la précédente étude présentait des erreur d’interprétation, autant cette fois-ci je ne peux que confirmer les calculs et les dires de l’association.

    Amies plateformes, Réveillez vous !

    D’ailleurs, il serait aussi bon que FPF se réveille aussi, hein Benoit ?

    #17996

    Pascal
    Participant

    je crois que l’on se trompe de sujet.
    Bien sûr il est important de connaitre un taux de défaut mais si on connais la température est on guéri pour autant?
    En plus ce ne sont que des statistiques donc qui ne donnent que des tendances

    Non, pour moi, l’important c’est de protéger l’investisseur c’est à dire de ne plus tolérer les magouilleurs, les escrocs et pour cela mettre en place une véritable politique répressive contre les mauvais payeurs, les fausses informations,…

    Et pour les plateformes, interdire les commissions à la mise en place, les obliger à rembourser les préteurs s’il y a un défaut sur les 6 premiers mois (après on rentre dans le cycle des affaires) sauf si l’événement est imprévu comme le défaut de son principal client. Mais même dans ce cas la la plateforme aurait du signaler le danger que représente l’importance du client principal .

    Autre chose, est il normal qu’au mois de novembre on est pas d’indication sur le résultat d’une société qui clôture en septembre. Pas des résultats définitifs bien sûr mais des tendances. Si l’entreprise n’est pas capable de les donner c’est qu’il y a un gros problème de gestion donc un danger potentiel.

    Voila des mesures qui, à mon avis, seraient vraiment efficaces

    #18003

    HS1
    Participant

    On voit aussi qu’ils ne savent pas vraiment de quoi ils parlent dans la présentation choisie?

    Elle ne s’attache pas du tout à l’age moyen des défauts et donc à la perte réelle du particulier.

    Lendopolis reste en queue de peloton et Credit.fr et lendix en tete alors que ce sont bien les 2 plateformes qui en un an sont devenues parmi les plus risquées pour le petit préteur à l’inverse de lendopolis..

    Bref un article survolé et pas très pertinant malheureusement.

    #18005

    Mathieu
    Admin bbPress

    @hs1

    Je pense qu’UFC Que choisir fait un état des lieux à l’instant T, ils s’intéressent à un marché, pas à une plateforme en particulier. C’est le reproche majeur que je leur avait fait lors de leur précédente étude car il mélangeait toutes les plateformes.

    Force est de constater que les taux de défaut sont tout de même trop importants sur toutes les plateformes de l’étude 😉

    Mais ces taux peuvent aussi évoluer dans le bon sens, rien n’est irréversible …

    #18006

    Jérémy
    Bloqué

    Excellente étude de UFR Que Choisir. Maintenant on attend qu’ils agissent clairement notamment sur la pertinence des indicateurs de défaut…

    Bien sûr l’idée de sanctionner les magouilleurs et les escrocs est défendable mais est-ce que les plateformes en ont clairement l’envie et surtout en ont elles les moyens ?

    Elles préfèrent passer leur temps et leur argent dans les dépenses de communication en pensant séduire quelques emprunteurs suffisamment fiables pour essayer de sauver leur modèle bancal…

    Tant qu’on n’aura pas suffisamment de bons dossiers, il est illusoire de penser que les plateformes traqueront les mauvais payeurs et / ou rembourseront les prêts en défaut qui ont moins de 6 mois d’ancienneté car elles n’auront ni les moyens ni l’envie ni le temps nécessaire pour faire cela.

    Mais bon on peut toujours rêver…

    Pour répondre à HS1, oui UFR Que Choisir évoque bien l’évolution des défauts dans son étude : ils parlent d’un taux de défaut en hausse de 120 % depuis février 2017, ce qui me paraît d’un côté normal (du moins la hausse pas les 120 %) car le stock moyen des prêts financés vieillit…

    Et ils montrent bien Lendix passe de 0.5 % à 7.1 % de taux de défaut… Si ce n’est pas une explosion…

    Idem pour Credit.fr qui passe de 0.7 % à 5.7 % aussi…

    Pour répondre à ta remarque. Donc l’article est bien pertinent 🙂

    Autre chose : oui ils tiennent compte de l’âge moyen des défauts dans leur calcul de rentabilité si tu lis l’article jusqu’au bout.

    Ils font une simulation sur les prêts Lendix financés depuis plus d’un an au 10/10/2018 et évoquent une rentabilité à +0.69 % net annuel.

    Ils précisent bien que sur les 293 projets, 26 défauts sont constatés et que les entreprises qui ont fait défaut ont remboursé en moyenne 24 % des échéances dues

    On ne peut pas être plus clair !

    Un petit bémol : dommage qu’ils n’ont pas parlé de taux de défaut des projets arrivés à terme calendaire mais je pense qu’on leur aurait reproché que ce sont des projets trop anciens par définition et que tout évolue même si les projets financés les années suivantes vont dans la même direction…(excepté pour Unilend éventuellement)

     

     

     

    #18008

    Jérémy
    Bloqué

    Que Choisir : « La législation européenne, en cours de négociation, pourrait créer une incertitude supplémentaire pour les consommateurs, réglementaire celle-ci. En effet, en l’état actuel du projet de Règlement européen, les plateformes pourraient choisir soit de conserver le statut français, soit d’opter pour le nouveau statut européen, pour l’instant trop laxiste »

    Qu’en pensez vous ?

    #18009

    thierry_j
    Participant

    100% d’accord avec @pascal. Le taux de défauts c’est bien, mais ça va toujour être une bataille de chiffres et surtout c’est regarder dans le rétroviseur, et donc parlons du futur.

    Les propositions telles quelles que

    – pas de commissions à la mise en place

    – une engagement des plates formes sur les remboursements des défaillances dans les premiers mois

    – une vraie présentation des projets

    ont déjà été proposées sur ce forum depuis des mois. Rien ne bouge. A part s’occuper de soigner leur apparence. Je vise particulièrement Crédit.fr et October qui ont peut être les moins mauvais taux de défauts, mais sont les pires sur les 2 derniers points.

     

    #18010

    Mathieu
    Admin bbPress

    @thierry_j

    Le taux de défaut est en effet une conséquence mais il permet tout de même de constater si la sélection des plateformes et le recouvrement sont bons. Et puis c’est un impact direct sur nos rendements.

    Concernant les propositions :

    #18021

    thierry_j
    Participant

    Pour une présentation sérieuse et détaillée des projets, çà existe déjà, il suffit d’aller sur WeShareBonds.

    #18022

    Jérémy
    Bloqué

    Je suis d’accord wesharebonds fait du travail sérieux dans l’étude des dossiers il faut le reconnaître.

    Pour le taux de defaut il n’y a pas de raison qu’il soit très élevé si tout est fait sérieusement (hors TPE et entreprises récentes) Après reste toujours le problème du volume insuffisant de collecte de qualité qui peut mettre en péril l’avenir d’une plateforme.

    Mais s’il y a peu de défauts c’est que le taf a été fait.

    Et s’il y a peu de défauts je m’en moque que la plateforme ait perçu des commissions en amont..Il ne faut pas sanctionner les bonnes plateformes et remettre en cause la viabilité de leur modèle juste pour ça.

    En revanche en cas de défaut les plateformes devraient intégralement rétrocéder les commissions perçues à leurs prêteurs quelque soit le motif du défaut (car ça peut être sujet a interprétation si on limite a certains défauts ).

    Ce que les prêteurs ne supportent pas c’est que les plateformes gagnent du fric quand eux ils en perdent… C’est tout !

    Pour la prise en charge des échéances j’y suis favorable s’il y avait des éléments concrets montrant que la plateforme n’aurait pas dû présenter tel ou tel dossier (exemple condamnation d’un dirigeant connue au moment de la présentation du projet , LJ d’un dirigeant pour une autre boîte dont il avait la gestion, financement sur une autre plateforme de crowdlending connu au moment de la présentation du projet…).

    Ça devrait même être interdit par la loi.

    #18058

    RVDU45
    Participant

    Bonjour,

    Je suis d’accord avec l’article, pour ma part j’ai investi des petits montants sur plus de 100 projets (LENDIX et LENDOPOLIS), or je suis  en final  perdant même si à partir d’aujourd’hui tous les restes à payer rentrent….et je paie des impôts sur les intérêts … et je ne déduirai jamais les pertes puisque je n’investi plus… et j’ai des montants bloqués jusqu’en 2022 pour en final perdre….

    J’ai donc totalement abandonné cette formule, je me suis tourné vers le  « ROYALTIES » de WEDOGOOD, au moins par cette méthode on est fiscalisé uniquement quand on a récupéré son capital…et on a des contacts directs avec l’entreprise…

     

    #18068

    Gahan
    Participant

    @thierry_j

    Tu préconises pas de commission à la mise en place et remboursement des échéances par les plateformes.

    ==> Déjà qu’elle sont très loin de leur seuil de rentabilité, tu les coupes de tout revenu et tu leur rajoute des frais (assurances) donc tu les condamnes encore plus vite à disparaître. Il faut bien qu’elles vivent.

    En fait trop d’acteurs pour un gâteau ridicule (300 à 400 millions d’euros) dans un contexte ou les banques ont bien vu le danger en prêtant à des taux bien plus intéressants que les plateformes. Du coup tu ne peux que récupérer des canards boiteux à financer avec les taux de défaut qui vont avec.

    Par contre contrôler le bon emploi des fonds me paraît déjà plus pertinent car là je pense que c’est surtout pour combler des besoins de trésorerie ce qui en soit n’est pas condamnable mais qui ne correspond ps au besoin affiché sur le projet.

    #18069

    Jérémy
    Bloqué

    Totalement d’accord avec l’analyse de Gahan mais avec en plus la récupération en aval des commissions perçues par les plateformes en amont si incident.

    #18369

    passant
    Participant

    A propos de Solylend,

    https://www.solylend.com/fr/menu_item_pages/statistiques

    Sa page de statistiques ne mentionne pas le défaut de deux énormes projets d’Entomofarm (en liquidation judiciaire depuis Novembre 2018): donc certaines plate-formes dont Solylend présentent de fausses statistiques de taux de défaut.

    De plus Solylend annonce une refonte de son site web: cela voudra-t-il dire que le futur site web ne comportera plus les projets défectueux? Cela serait une triche de plus…

    Son fondateur créé des évènements « impact summit  » en Aquitaine et se présente à des récompenses (« Young European Talent/ministère des Affaires étrangères » ..): il ne communique pas sur son taux de défaut réel! Voir les commentaires de :

    https://objectifaquitaine.latribune.fr/business/2018-11-05/nicolas-pereira-solylend-selectionne-pour-le-young-european-talent-796199.html#awaitingComment1927675

    Actuellement, le fondateur de Solylend  propose aux emprunteurs lésès d’Entomofarm de remettre au pot l’équivalent de leurs prêts Entomofarm perdus  sur Solylend pour être éventuellement remboursés de 50% de leurs pertes : bref une vraie pyramide de Ponzi!!!!

    Il est temps que le Legislateur s’en mêle!

    PS: Entomofarm donne des infos erronées sur le montant des emprunts à la Presse. Voir les commentaires de cet article:

    https://objectifaquitaine.latribune.fr/business/2018-11-30/entomo-farm-les-raisons-de-la-fin-de-la-startup-799393.html

    #18370

    joemm
    Participant

    Pour ce qui est de Solylend, je trouve que peu de plateformes agissent de la sorte, peut être wesharebond ?

    Je trouve qu’ils se démènent pour trouver des solutions et préserver l’intérêt des préteurs (et bien sur leur propre interet). Sur ce sujet, ils jouent je pense la survie de leur plateforme, et pour ma part, je crois dans leur projet, donc le fait de continuer à financer des projets par leur intermédiaire et d’être rembourser intégralement des pertes de entomofarm, ça me conforte dans l’aspect éthique de cette plateforme.

    Une suggestion, pour la suite, ils pourrait utiliser le principe de edukys, qui assure un montant de protection sur chaque projet, une sorte d’assurance internet à la plateforme…

    #18371

    passant
    Participant

    Les prêteurs ont perdu 75% de 344.220€ soit 258.265€. Solylend propose de leur rembourser 50% soit 129.082€ si les prêteurs reprêtent 258.265€ à condition de ne pas retirer les remboursements mensuels des nouveaux projets . Où voulez-vous que Solylend trouve 129.082€ ? Et bien Solylend piochera dans les remboursements bloqués des nouveaux projets ! Donc Solylend remboursera les prêteurs avec leur propre argent (et ce que d’autres prêteurs laissent dormir sur leurs comptes) … et ce, au compte-goutte.

    Pyramide de Ponzi.

    Et à la fin, à l’échéance des nouveaux projets, quand les prêteurs pourront enfin débloquer, il faudra bien que Solylend trouve 129.082€ . Où voulez-vous qu’il les trouve ???? Et se donner le luxe de payer une refonte du nouveau site web entre autres?

    Sans compter que les prêteurs sont obligés d’accepter les nouveaux emprunts, quelque soit leur qualité… Si ceux-ci venaient à faire défaut ou la plate-forme Solylend elle-même, les prêteurs auraient perdu 75% des prêts Entomofarm et 100% au max de leur nouvelles injections. Soit peut-être 175%….

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 3 mois par  passant.
    • Cette réponse a été modifiée le il y a 3 mois par  passant.
    #18374

    joemm
    Participant

    Je n’ai peut être pas le même document que vous, mais dans le mien, Solylend propose de rembourser 100% des pertes, à condition en effet de réinvestir à la même hauteur dans de nouveaux projets, mais je pense qu’on pourra choisir les projets dans lesquels on veut investir, comme on le fait actuellement ?

    #18375

    Jérémy
    Bloqué

    @passant : merci pour votre post.

    Ça va faire réfléchir les derniers prêteurs encore actifs et plutôt tres naïfs…du crowdlending…qui croyaient a tout ce que l’on leur racontait…

    Aux associations de défense des consommateurs qui lisent ce forum vous avez encore des faits que vous pourrez reutiliser par la suite…

     

     

     

     

    #18376

    passant
    Participant

    @henriv : merci, oui il faut communiquer et dénoncer ces pratiques.

    Solylend ne communique pas de manière générale et transparente sur son site mais par mail individuel. Il ne va pas non plus poursuivre Entomofarm comme il le fait croire, puisqu’il a manqué à ses devoirs de diligence.

    Solylend reconnait dans son mail n’avoir pas procédé à toutes les vérifications : « Par ailleurs, les éléments financiers qui nous ont été présentés ne laissaient pas présager d’une telle issue. Il y avait certes un risque, c’est le principe même de l’investissement, mais il a été minimisé par le dirigeant qui nous a transmis des informations erronées. ».

    Donc voici une plate-forme peu sérieuse, qui ne va pas être plus sérieuse dans le futur, car elle acceptera n’importe quel projet pour survivre.

    PS : Je ne peux plus modifier mon texte pour préciser « si les prêteurs reprêtent 258.265€ OU complètent jusqu’à 258.265€ +344.220€= 602.485€»

    @ joemm :
    Relisez bien les schémas du mail de Solylend. Il y a différents cas : selon que vous ayez prêté 100€ ou plus (2000€ max) , selon que vous n’ayez prêté que pour Entomofarm ou pour aussi d’autres projets. Il faut ensuite distinguer la subtilité du langage entre les solutions « conditionné au réinvestissement de la somme sur Solylend « et « conditionné à un investissement supplémentaire du même montant pendant les 30 prochains mois ». Le mot SUPPLEMENTAIRE est important. Dans tous les cas, vous ne touchez aucun remboursement, le soi-disant 50% remboursé est réinvesti et bloqué ! Ou le soi-disant remboursement à 100% (ou 90% si vous n’avez souscrit qu’à Entomofarm) reporté à 30 mois max si vous hésitez à réinvestir une somme SUPPLEMENTAIRE, en plus du soi-disant remboursement, égale à la somme DEJA INJECTEE (et non pas perdue) …

    Solylend n’a pour l’instant proposé que très peu de projets, un tous les 10 mois environ, donc vous , prêteur, vous n’avez pas beaucoup le choix. 2 ou 3 sur la période de 30 mois, avec le risque de disparition de la plate-forme qui courre.

    Solylend : «..Nous ne pouvons pas rembourser tout le monde sans contrepartie, compte tenu du fait que le placement de votre épargne sur Solylend reste un placement risqué, bien que nous mettions tout en œuvre pour diminuer le risque au maximum…. Nous souhaitons par cette démarche de remboursement gracieux renforcer la confiance que vous nous accorderez pour les mois et les années à venir. ». Du blablabla qui n’explique en rien l’origine des fonds de ce remboursement gracieux que certainement aucune banque ne va cautionner. Vous allez encore y croire ?

    #18658

    VSOP
    Participant

    Je suis content de lire qu’UFC fait le même constat que moi et quasi les mêmes propositions.

    Après,  il est vrai que si on force le remboursement du capital des prêts qui ont honteusement été acceptés avant coulage dans les 6 premiers mois, c’est la fin des plateformes déjà pas bien vaillantes…

    Je n’ai pas lu l’article, ils ne posent pas, tout simplement, la question de la viabilité d’un tel modèle ?

     

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