Accueil Forums Général Une plateforme qui ne financerait que des TPE fiables peut-elle survivre ?

Ce sujet a 7 réponses, 5 participants et a été mis à jour par  Pascal, il y a 3 semaines et 6 jours.

8 sujets de 1 à 8 (sur un total de 8)
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    Messages
  • #17725

    HS1
    Participant

    La nouvelle de la procédure collective à l’encontre d ‘ Unilend apporte avec elle une question :  » Une plateforme sélective sur les TPE qu’elle finance serait-elle viable économiquement ? »

    En effet avant Janvier 2017 Unilend avait connu de nombreux défauts , mais depuis Janvier 2017 seulement 3 sur 129 projets financés : -transport fos sur mer.

    – une franchise de sushi a Pau.

    – Et l’Atelier à Moulins.

    Soit seulement 2,3 % de défaut ce qui est vraiment beaucoup beaucoup mieux que ses concurrents directs Crédit.fr et Lendix sur la meme période.

    Mais en étant sélective elle a fortement diminué ses commissions jusqu’à sa disparition.

    Ce qui amène à la deuxiéme question: pour survivre économiquement , si une plateforme ne se finance que sur les commissions en multipliant les prets et en diminuant sa sélectivité à l’image de Crédit.fr et Lendix , n’est-elle pas obligée de faire perdre de l’argent à ses préteurs sur les petits prets……?

    troisième question ce système sera-t-il viable meme après concentration et disparition d’un certain nombre de plateforme ?

    Quoiqu’il en soit d’ici là , les préteurs ou devrais-je dire les pigeons comme nous auront perdu beaucoup de plumes.

    • Ce sujet a été modifié le il y a 1 mois par  HS1.
    • Ce sujet a été modifié le il y a 1 mois par  HS1.
    #17729

    HS1
    Participant

    Je vous joins la réponse que nous avait fait Patrick de Lendix récemment sur un post en rapport avec l’augmentation de leurs défauts je cite  »

    Pour finir (pour l’instant pour en tous cas) sur un point d’HS1 qui préfère un plus faible nombre de projets par mois. Aujourd’hui aucune plateforme n’est rentable (nous le sommes certains mois sur le périmètre France seul) et ce sont leurs actionnaires qui « subventionnent » leur existence. Il est un intérêt primordial des prêteurs que les plateformes survivent. Ça ne peut passer qu’en par une augmentation des volumes « 

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 mois par  HS1.
    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 mois par  HS1.
    #17733

    talio38
    Participant

    Bonjour HS1, je pense que tu réponds à la question dans ton message : non une plate-forme ne peut être rentable que si elle propose au moins 20 à 30 prêts par mois quitte à financer des entreprises n’ayant absolument pas les moyens de rembourser (cf l’experience récente de Lendix).

    Unilend était devenu très fréquentable sur les derniers mais visiblement était aussi devenue trop sélective et ne pouvait pas atteindre son seuil critique.

    Pour moi si la liquidation se confirme ce n’est pas seulement la fin d’une plateforme c’est également l’arrêt de mort du crowlending à travers la démonstration que le modèle économique n’est pas viable pour les plates formes.

    En tout cas pour moi c’est terminé, j’espère m’en sortir sans perdre trop de plumes mais je ne replacerai plus un euro sur aucune plateforme.

    #17735

    psycoke
    Participant

    On peut aussi considérer que c’est le début de l’élagage, les plus faibles ferment et il ne restera à la fin que les 2-3 plus solides qui du coup récupéreront tous les projets et deviendront ainsi rentables

    C’est souvent comme ça que ça se passe, le « jeu » pour les prêteurs étant d’avoir sélectionné les bonnes plateformes au début et de ne pas être sur celles qui perdent…

    #17736

    talio38
    Participant

    Pas d’accord psycoke, le mail d’unilend est d’ailleurs très clair à ce sujet : aujourd’hui vu les conditions de financement des banques, le crowlending n’a plus aucun intérêt pour les TPE/PME c’est donc bien le modèle économique du crowlending qui est mort

    #17744

    psycoke
    Participant

    alors RIP crowlending 🙂

    en passant d’ailleurs les taux d’interet sont entrain de remonter, assez vite aux states, un peu plus lentement en europe, allez il faut juste tenir encore un peu et ça redeviendra rentable ! ^^

    #17768

    gerard
    Participant

    Si les banques récupèrent les prêts, elles ont les connaissances (théoriques, pratique, de terrain) pour sélectionner les meilleurs projets.
    Donc n’iront plus sur les plateforme, comme le signale un auteur, que les projets les plus risqués : travail accru pour dénicher les bons projets, plus rares, donc adoucissement des critères pour garder un ‘volume d’affaires’.

    Sur les plateformes, 2 ou 3 fois le défaut ‘usuel’ chez les banques, cela vaut-il seulement 1% ou 2% d’intérêt ?

    On verra ce que deviennent les prêts des plateformes fermées.

    X disait avoir bataillé contre les mauvais payeurs, en ne ménageant pas les procédures et les frais, quitte à perdre de l’argent, mais pour faire comprendre aux autres emprunteurs « de ne pas s’y frotter ».

    Par ailleurs, pas certain, mais je ne crois pas que cela touche le crowdlending immobilier, puisque les fonds prêtés remplacent des capitaux propres, notamment souhaités ou plutôt exigés par les banques ? (quelqu’un peut confirmer?)

    #17806

    Pascal
    Participant

    @gerard Exact en crowdfunding immobilier on apporte des FP par projet. Ces FP sont effectivement demandés par les banques.

    Mais attention à la survenue d’une crise immobilière qui viendrait plomber les projets avec des chantiers qui deviendraient non rentables et par conséquent les promoteurs seraient dans l’incapacité de rembourser les apports en FP.

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