Accueil Forums Crowdlending October (ex Lendix) Diversification et risque

Ce sujet a 12 réponses, 4 participants et a été mis à jour par  Manu SIFP, il y a 2 ans et 6 mois.

13 sujets de 1 à 13 (sur un total de 13)
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  • #11470

    Manu SIFP
    Bloqué

    On nous rabache sans cesse que pour diminuer le risque il faut diversifier. C’est de la belle théorie.

    En pratique quand un prêteur a déjà prête, la diversification consiste à prêter à davantage de projets et donc à augmenter le budget crowdlending…

    Secondo je remarque chez Lendix une multiplication des petits projets notes souvent C souvent plus risques. Chez les instits pas de problème car sur les petits projets ils mettent très très peu.

    Mais chez les petits prêteurs qui veulent bien diversifier et qui vont multiplier ces petits prêts très risques ils risquent de se manger les risques en pleine face !

    Je mets en garde les petits preteurs.

    Ne jouez pas avec ça.

    Si vous voulez prêter via Lendix, faites comme les gros !

    Et ne prenez pas les miettes des petits projets sous prétexte qu’il est bon de diversifier.

     

     

     

     

    #11471

    Pascal
    Participant

    A un montant d’investissement donné bien sûr il ne s’agit en aucune sorte d’augmenter sa mise

    Il vaut mieux 100 prêts à 50 euros que 10 à 500 euros c’est du simple bon sens

     

    #11472

    Manu SIFP
    Bloqué

    Oui Pascal j’avais bien compris cette théorie.

    Mais moi je parle de pratique.

    Tu es prêteur chez Unilend par exemple. Tu as un TRI qui baisse au fil des défauts et on te dit que tu n’es qu’un apprenti et qu’il faut diversifier davantage, tu es tente de suivre le conseil et donc à prêter de nouveau. Donc tu augmentes ta mise.

    C’est mon côté bon sens paysan !

    Il n’y a que la pratique et le terrain qui m’intéressent.

    Les beaux discours des gens du marketing qui nous enfument, je sais que ça va contre nos intérêts.

    Je suis alsacien ne l’oublions pas!

    Je souhaiterais plutôt qu’on réagisse à mon point 2 du post précédent…

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 ans et 6 mois par  Manu SIFP.
    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 ans et 6 mois par  Manu SIFP.
    #11475

    Pascal
    Participant

    Et bien justement un grand nombre d’investisseurs en crowdlending ont une stratégie de placement.

    Soit un montant global qu’ils répartissent entre les plateformes (c’est mon cas)

    Soit ils mettent x euros par mois en fonction de leur situation (on voit énormément de commentaires du type « je n’ai plus l’argent ce mois ci)

    Il ne faut pas oublier que le monde des prêteurs est hétéroclite et ne pas faire de généralité

    #11479

    Manu SIFP
    Bloqué

    OK mais ça reste une minorité de prêteurs (qui raisonnent par budget) et cela ne constitue pas une generalite.

    J’en suis sur qui si on fait un sondage la grande majorité des prêteurs ici comme ailleurs n’avait pas de budget défini au départ.

    Et ils ne manquent pas de rationalité pour autant.

    Si le rendement est intéressant pourquoi pas  ne pas prêter plus si c’est décevant pourquoi ne pas arrêter de prêter.

    C’est pour cela que je n’avais pas fixe de budget comme bcp ici.

    Et se fixer un budget de combien OK mais on le divise par combien de projets ????

    Tu vois c’est très très scolaire!!!

    On a plein de raison de ne pas le respecter dans les 2 sens.

    En revanche on se fait vite influencer par les beaux discours de diversification des plateformes qui incitent à aller sur d’autres projets… Et cela qu’on se soit fixe un budget ou pas !!!

     

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 ans et 6 mois par  Manu SIFP.
    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 ans et 6 mois par  Manu SIFP.
    #11483

    Pascal
    Participant

    Absolument pas d’accord avec toi et même si ce que tu dis est vrai il faut toujours être très clair sur ce que l’on dit et donc il faut bien préciser dans quel cadre on fait ses remarques.

    A lire ton post on est en droit de penser que tu conseilles de prêter des gros montants et de ne pas diversifier son portefeuille. C’est d’ailleurs ce qui m’a fait te répondre.

     

    Quand au budget il est considéré que 5% du patrimoine non financier est un maximum pour ce type de placement très risqué et bien sûr investir de l’argent dont on a pas besoin

    Bien sûr il faut relativiser ce pourcentage en fonction du patrimoine et de ce que l’on est prêt à perdre. Il n’y a pas de recette universelle mais que des cas particuliers qui doivent s’articuler autour de grands principes de gestion

    Quand au nombre de projets, j’ai pris mon montant que j’allais placer et je l’ai divisé par 150 ce qui m’a donné mon montant moyen. Ensuite j’ai déterminé un montant mini, moyen et maxi que j’ai adapté suivant les plateformes et leur mise minimum.

    C’est aussi bête que cela

     

    #11485

    Manu SIFP
    Bloqué

    Je parts du principe que si un placement est vraiment intéressant et très rentable la fameuse barrière des 5% à ne pas dépasser est un non sens total.

    Beaucoup de Français ont de l’immobilier dans des proportions qui dépassent souvent…80% de leur patrimoine. Ils ont conscience qu’a CT il peut y avoir des fluctuations mais que sur LT ils sont souvent gagnants. Et donc ils croient en cet actif.

    Toi tu crois beaucoup au crowdlending d’après tes dires. Avec une rentabilite que tu estimes à 7% si tu vas sur X projets pourquoi limiter ton budget à 5% de ton patrimoine ?

    Tu vas placer le reste à 1%???

    Et même si dans un an la rentabilité passe à 4% il faut placer un max car c’est le bon plan de sa vie !

    La règle des 5% que je lis ici ou là n’est jamais pu très rarement respectée pour toutes ces raisons.

    Crois moi que si je pensais gagner 7% par an, ça fait longtemps que j’aurai vendu ma maison et fermer tous mes autres placements et peut être même j’aurai arrêté de travailler.

    Ou alors tu y crois sans trop y croire !  Alors autant ne pas y croire ! Et l’écrire

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 ans et 6 mois par  Manu SIFP.
    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 ans et 6 mois par  Manu SIFP.
    #11494

    Je dois avouer que le Crowdlending a les effets vertueux que l’on connait déjà mais aussi de nombreux effets pervers que l’on nomme nomme rarement : à savoir l’aspect gain, la facilité comme dans les paris sportifs ou autres jeux d’argent.

    Je m’explique : on est tenté toujours d’augmenter sa mise et sa participation à un nombre de projets toujours croissant (et les notifications des plateformes sont nombreuses pour nous allécher et promettre des rendements élevés) mais également parfois (et peut être certains se reconnaitront) pour essayer d’effacer ses pertes, ce qui peut être désastreux pour les « joueurs ».

    Sinon, je suis d’accord avec Pascal et Manu sur des points différents. Dans les faits, il faut limiter ses placements dans le crowdlending (5% de son patrimoine pour Pascal moi je suis plutôt sur 10%). Mais dans le fond, on peut être emporté par ses sentiments (la passion du jeu).

    #11495

    Manu SIFP
    Bloqué

    Tout à fait Étienne. C’est ce qu’on appelle l’effet addiction. C’est une activité ludique pour certains et on peut s’y mettre rapidement et ne plus s’y détacher. Tu as aussi l’effet rattrapage des pertes. Tu acceleres tes mises à chaque perte pensant que tu n’as pas eu de chance avec ce projet ou que tu ne te feras plus avoir dans l’avenir donc tu rejoues en étant sûr que tu feras mieux la prochaine fois…Puis a l’incident suivant rebelote…

    Ça c’est la psychologie des prêteurs qui est un phénomène à ne surtout pas négliger.

    Moi je parlais plus sur l’aspect rationnel. On pense que c’est un bon placement parcequ’on voit d’après nos calculs que c’est un actif intéressant voyant des TRI délirants ou des résultats de simulateurs erronés etc

    La logique voudrait que si c’est un actif intéressant et bien plus que les actifs comme les livrets bancaires, les barrieres à 5 ou 10% sont un non sens.

    On appelle cela de la gestion de conviction qui est une vision parfaitement défendable.

    On peut concevoir un biais d’allocation qui peut être important comme l’immobilier pour certains. On va pas mettre 5% dans un produit méga intéressant.

    Et en plus là, contrairement aux actions, et ayant investi sur plein de projets sur plein de plateformes chaque année, tu vas avoir une variation de performance de ton portefeuille d’une année sur l’autre qui sera grand max de 2-3-4 %.

    Si tu crois à 7% de rendement comme Pascal, tu es assuré de surperformer le livret A chaque année même AV.

    Alors pourquoi te limiter ? Quel dommage !

    En gros plus tu crois à ton placement plus tu as de chances  que tu brises les barrieres (sans être victime d’addiction.)

    C’est encore un autre phénomène.

     

     

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 ans et 6 mois par  Manu SIFP.
    #11496

    Pascal
    Participant

    Comme tu devrais le savoir, la règle des 5% s’applique au portefeuille hors immobilier. L’immobilier est un cas très particulier.

    Oui, je crois au crowdlending et pour l’instant je n’ai pas à m’en plaindre avec peu de défauts et un bon rendement, mais 40 ans de vie professionnelle m’ont appris que rien n’est jamais acquis et par conséquent en toutes choses il faut rester prudent.

    Quant à mes autres placements, ne t’inquiète pas ils me rapportent beaucoup plus que 1%, excepté bien sur mes liquidités pour les imprévus

    Je suis venu sur ce forum pour partager et non pas me faire asséner des soi-disant vérités sur un ton péremptoire. En ce qui me concerne, je dis simplement ce que je fais ou ce que je pense et libre à chacun de suivre ou pas. A mon âge il y a une chose que je ne supporte plus c’est les donneurs de leçons.

    Tu peux me répondre si cela te fait plaisir, mais sache que de toute façon je clôture ici cette conversation (je vais me désinscrire) car il est impossible de discuter normalement avec toi qui as toujours raison et qui jamais ne te remets en question (heureux es-tu).

    #11498

    Manu SIFP
    Bloqué

    Pascal tu défends une vision des choses que je respecte.

    J’apporte ma contribution ne te fâche pas cher ami.

    Certains comme toi peuvent mettre des barrières sur chacun de leurs placements.

    Je trouve que c’est franchement dommage.

    Ma vision c’est : je pense que le crowdlending est un actif risque et que le risque n’est pas rémunéré donc je n’y vais pas.

    Si j’ai ta vision des choses (autour de 7% de gain) je ne me limiterai pas.  Même s’il y a des mauvaises années ben je serai gagnant un fine ! Bon an mal an. Je n’irai pas à 100% c’est pour taquiner gentiment mais je mettrai bien plus c’est de la gestion de conviction.

    Comme tu y crois, vas y. Moi ce n’est pas mon cas.

    C’est tout mon cher ami.

    Je t’invite à venir boire un verre chez moi. Keep cool !

    PS : je ne parle jamais des traits de personnalité des contributeurs à ce forum (genre il est gentil il est méchant.. ) et ne parle que des idées. J’estime ne pas avoir le droit de juger tel ou tel et quel serait  l’intérêt et la plus value pour tous ??? Ça serait plutôt une marque de faiblesse à mon avis.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 ans et 6 mois par  Manu SIFP.
    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 ans et 6 mois par  Manu SIFP.
    #11548

    calice71
    Participant

    Bonjour,
    J’ai commencé le crowdlending début 2015 via Finsquare (11 projets à ce jour dont 4 arrivés à terme). Je dois dire que j’avais confiance et j’étais sensibilisée au fait de pouvoir contribuer au développement de sociétés, de donner un sens à mon épargne. Ce que je regrette, mise à part la gestion des dossiers par la plateforme, c’est le non retour d’expérience des sociétés ayant utilisé ce moyen pour avoir des fonds. Que sont-elles devenues ? Est-ce que ça a répondu à leurs attentes ? Même si cette fois on sait à peu près (pas de vérification de la bonne utilisation des fonds) où vont nos €, il manque encore quelque chose.

    Je me suis ensuite tournée vers le crowdfunding immobilier avec l’idée qu’on a besoin de logements et que ça répond à un besoin. J’ai trouvé là aussi du sens. Selon les plateformes, on a un reporting bimensuel / mensuel / trimestriel. Cette fois, je vois l’avancement du projet.

    Je participe également à des projets ENR (très récemment) dont je n’ai pas encore suffisamment de recul. J’ai aussi l’impression de contribuer à la transition énergétique. Ca me parait concret.

    Au début, je ne suivais pas ce que représentaient les montants investis dans mon patrimoine total (100% financier, n’étant propriétaire que de ma voiture). Je voyais que certains parlaient de 5%, d’autres 10%. Au total, j’ai participé à 34 projets représentant aujourd’hui 7.15%.

    Je pense toutefois qu’il faut insister sur les risques et sur le fait que chacun doit être en mesure de se dire « ok, qu’est-ce que je suis prêt à perdre à 100% ? » sachant qu’on a rien sans rien, les taux reflètent le risque.

    Après le fait que ça soit via Internet, facile d’accès, quelques clics et hop 20€ par ci 100€ par là. La tentation est forte et ce système peut effectivement rendre addictif.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 ans et 6 mois par  calice71.
    #11560

    Manu SIFP
    Bloqué

    @calice71 : eh oui ! On finance une boîte et après on passe à la suivante et ainsi de suite !

    Il y a trop peu de suivi d’activité, on ne « vit » pas avec l’entreprise qu’on finance, c’est un vrai gâchis, je suis d’accord avec toi.

    En 2-3 « clics » on finance une entreprise qu’on n’a souvent jamais vu et qu’on pense connaître après avoir regardé une simple fiche et des vieux bilans et les clics suivants sont pour une autre. Et on ne sait plus ce qu’on a financé au départ…Et la diversification n’arrange pas les choses au passage…

     

     

     

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