Accueil Forums Crowdlending Parlons crowdlending en général Comment les plateformes peuvent protéger les prêteurs ?

9 sujets de 1 à 9 (sur un total de 9)
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  • #779
    Mathieu
    Maître des clés

    Bonjour à tous,

    J’ai rédigé un article sur les solutions mises en place par les plateformes de crowdlending pour protéger les prêteurs contre les risques de non-remboursement. J’ai cité par exemple L’assurance Homme-clé, le fonds d’indemnisation de Prexem, …

    Que pensez vous des solutions actuelles ? Sont-elles utiles d’après vous ? En voyez vous d’autres ?

    Merci

    #796
    Lendix
    Participant

    Bonjour,

    Je voulais simplement ajouter que

    1. Lendix s’occupe du recouvrement amiable et judiciaire (mais ne charge rien aux prêteurs)
    2. Un autre élément différentiateur pour éviter les pertes est de savoir si la plateforme est utilisatrice du fichier Banque de France (FIBEN) et peut à ce titre y inscrire des incidents de paiement. Lendix est utilisatrice du fichier FIBEN.
    • Cette réponse a été modifiée le Il y a 4 années, 7 mois par Mathieu.
    #799
    Mathieu
    Maître des clés

    Bonjour Lendix,

    Merci pour ces précisions, je les intègre à l’article cité plus haut.

    #800
    le ptit vannetais
    Participant

    Il est très important que la plateforme s’occupe du recouvrement en cas d’impayé.

    Les prêteurs, s’ils diversifient leur portefeuille comme il est coutume de le conseiller, ne peuvent matériellement pas courir après une centaine d’euros. D’autant, qu’en tant que particulier, leurs actions pourraient être prises plus ou moins à la légère par la société emprunteuse. C’est le rôle de la plateforme de mettre suffisamment de pression sur l’emprunteur pour qu’il donne autant d’importance au remboursement de son crédit bancaire que de son crédit « crowdfunding ». Et sur ce sujet, plusieurs prêteurs reprochent à Unilend de manquer de volonté.

    Fond de protection, assurance homme-clé, société de recouvrement peuvent permettre de limiter les pertes mais le plus important reste la sélection des dossiers. Les plateformes, rémunérées en % des dossiers financés, peuvent être incitées à présenter toujours plus de dossiers, mais leur pérennité tiendra pour l’essentiel à leur capacité à limiter le risque pour les prêteurs.

    En ce sens, l’externalisation de la sélection des dossiers est un gage d’indépendance qui peut rassurer les prêteurs.

     

     

    #801
    Lendix
    Participant

    Pour préciser et sauf erreur de ma part, aucune plateforme n’externalise la sélection des dossiers; mais elles peuvent utiliser des sources extérieures de données comme Altares ou Score&Decision; certaines plateformes utilisent directement le score de ces sources, d’autres leurs données pour établir leur propre score.

    #802
    Blackhole
    Participant

    Personnellement, une vraie externalisation de la sélection des dossiers ne me rassurerait guère… Le minimum est bien au contraire que les plateformes fassent le tri, et assument leur choix de projets présentés (elles seront d’ailleurs jugées là-dessus).

    Mais à première vue, les sources de données extérieures ne servent en fait qu’à effectuer un premier tri pour les plateformes, en éliminant rapidement les dossiers les plus faibles qu’il n’est pas nécessaire d’étudier plus avant. Ce qui parait raisonnable.

    #1885
    daniel33
    Participant

    Pour se rémunérer une plateforme a besoin de « lancer des dossiers ». On comprend donc qu’elle sera tentée de rejeter le moins possible de demandes et de se montrer très coulante sur ses critères de sélection, privilégiant ainsi ses intérêts avant ceux des préteurs.

    Quand au risque de n’être qu’éphémères par manque de sérieux dans les sélections et donc désertion des prêteurs il en importe peu a ces plateforme qui ne prennent aucun risque en cas de non remboursement et l’écrivent noir sur blanc dans leurs contrats.

    Il leur sera toujours possible de fermer boutique et de créer une autre plateforme sous un autre nom,sans commettre là aucune irrégularité.

    #3167
    Le Glaude
    Participant

    Et si les plateformes demandaient aux entreprises… des sûretés ?

    Sous le titre « Des Sûretés », le Code civil consacre sans discontinuer depuis 1804 plusieurs chapitres à une série de mécanismes juridiques utilisés depuis des siècles pour garantir au prêteur qu’une partie adéquate du patrimoine de l’emprunteur lui est réservée pour venir se servir si celui-ci ne rembourse pas : le gage (pour des biens mobiliers), l’hypothèque (pour des biens immeubles), le nantissement (pour des titres), etc.

    Il semble que ces outils ne soient pas utilisés en crowdlending. Pourquoi ?
    Les banques, elles, en font couramment usage, non ? (je me trompe peut-être…)

    Est-ce juste parce que beaucoup d’entreprises auraient des difficultés à offrir des actifs tangibles en garantie ? Et/ou parce que les banques prêtent uniquement à celles qui en ont, renvoyant vers le crowdlending uniquement celles pour lesquelles on peut juste croiser les doigts ?

    Voilà quelques questions qui me viennent comme  ça, mais je n’ai aucune idée de leur pertinence, encore moins de la réponse.

     

    #3185
    Jacquouille
    Participant

    Pour prendre des sûretés réelles sur un bien (hypothèque, gage, nantissement) il faudrait que les plateformes se dotent de services administratifs et juridiques, ce qui augmenterait leur masse salariale.

    L’un des « attraits » du crowdlending pour l’emprunteur est l’absence de garantie.

    Les cautions personnelles des dirigeants sont plus faciles à gérer … à condition que les dirigeants aient du patrimoine …

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