Accueil Forums Crowdfunding immobilier Lymo Suspension des intérêts – légal ou pas légal?

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  • #19943
    Teodoro
    Participant

    Ces dernières semaines, Lymo a envoyé plusieurs messages qui annoncent unilatéralement la suspension des intérêts à verser aux particuliers pendant la période de confinement.

    « Nous nous sommes trouvés contraints d’interrompre le chantier suite aux mesures prises par le gouvernement afin de lutter contre la propagation du COVID-19. Cette interruption a entraîné du retard dans le déroulement du chantier. En conséquence, nous sommes au regret de vous notifier d’un cas de force majeure ayant pour effet d’entraîner une suspension des intérêts pendant la période d’arrêt du chantier. »

    Cependant, si la force majeure semble tout à fait invocable pour les entreprises réalisant le chantier, la suspension unilatérale des intérêts obligataires côté Lymo me semble… bizarre.

    Par exemple, sur October, les prêteurs ont d’abord dû voter, par projet, la suspension du versement du capital, mais les intérêts ont toujours été versés.

    Je ne connais aucun cas d’entreprise ou d’état annonçant qu’il ne verse pas d’intérêts pour ses obligations in fine sous pretexte du Covid.

    Qu’en pensez-vous?

    Une entreprise ayant émis des obligations in fine à 24 mois peut-elle unilatéralement décider qu’elle ne versera pas d’intérêts aux prêteurs sous prétexte que l’un de ses fournisseurs a été confiné ?

     

    #19958
    Luciole
    Participant

    Bonjour j’ai créé un groupe investisseurs Lymo sur Linkedin. la suspension des intérêts est tout à fait illégale. J’ai demandé la convocation d’une assemblée sur Clos Bouquet le seul projet où j’ai assez de voix pour le faire.

    Qu’ils arrêtent de nous prendre pour des vaches à lait si un effort s’imposait pour Nicéphore, les autres projets on s’est fait avoir.

    A noter qu’ils ont modifié les conditions des emprunts pour suspendre les intérêts des nouveaux emprunts.

    Cordialement

     

     

    #20009
    gerard
    Participant

    Ne connais pas la définition juridique de « force majeure », mais si le gouvernement réclame des mesures de protection impossibles à assurer et menant à l’arrêt du chantier, on ne peut en accuser la ou les entreprises du chantier …

    Pour les autres plateformes, noter que les dirigeants participent fortement ou majoritairement au financement des projets, et risquent donc peu d’être mis en minorité …

    Et leurs contrats de prêt n’ont peut-être pas prévu la ‘force majeure’ ? Mais les suspensions d’intérêt -ou étalement gracieux du prêt- de 2 ou 3mois semblent similaires à la politique de Lymo, en cas d’arrêt des travaux attesté.

    Mais la plateforme risque de se heurter à une autre « force majeure » : la fuite des investisseurs, qui me semble « au doigt mouillé » en baisse générale, attestée par la remontée des taux d’emprunt qui me semblaient ‘glisser’ vers le bas (7 à 9% en début d’année), et on revoit jusqu’à 10-12%, mais il faudrait pouvoir évaluer des projets à risque comparable.

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