La BEI va prêter 18,5 M€ aux TPE et PME sur Lendix

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Ce lundi a eu lieu la signature d’un partenariat entre Lendix et la Banque Européenne d’Investissement (BEI) qui porte sur le financement des entreprises à hauteur de 18,5 M€. Cet évènement a eu lieu à Paris en présence de Bruno LE MAIRE, Ministre de l’économie et des finances, et Ambroise FAYOLLE, vice-président de la BEI. Retrouvez l’intégralité de l’évènement en vidéo.

 

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Olivier Goy introduit l’évènement

 

Merci de votre présence ce matin. Comme vous le savez, c’est une raison officielle de signature pour l’investissement de la Banque européenne d’investissement et du Fonds européen d’investissement. L’investissement de 18,5 millions d’euros sur la plateforme de prêt aux PME Lendix. Je pense que j’ai dit tout ce qu’il fallait dire. Normalement, vous êtes totalement au courant de la raison pour laquelle vous êtes là.

Et forcément, j’ai des remerciements à faire. Je vais essayer de les faire dans un ordre logique. En fait, remercier tous ceux qui font que ce moment arrive. Et donc, je me dois de commencer par les législateurs. Parce que, peut-être que vous ne le savez pas tous. Mais si on peut être là aujourd’hui à signer cet investissement, c’est parce qu’il y a une brèche qui a été ouverte dans le monopole bancaire. On peut enfin prêter de l’argent sans être une banque. Et c’est précisément le métier des plateformes de prêt, le métier de Lendix. Mais monsieur le ministre, Bruno, tu le sais, vous le savez.

Il ne suffit pas d’une bonne loi, il faut également des gens pour l’appliquer. Pour l’appliquer d’une manière efficace et proactive, et pour ça, il faut de bons régulateurs.

 

Je passe un peu pour un fayot en disant ça, surtout que l’AMF et l’ACPR sont dans la salle. Mais, néanmoins je le pense, donc je l’assume, je le dis. Il faut une bonne loi, de bons régulateurs, et puis ensuite il faut la plateforme en tant que telle.

 

La plateforme, c’est quoi ? C’est la rencontre de prêteurs et d’emprunteurs. Les prêteurs chez nous, ils sont fondamentaux. Les prêteurs, c’est notre carburant. C’est eux qui nous permettent de financer des TPE et des PME. On a deux grandes catégories de prêteurs sur Lendix. On a le droit à des prêteurs institutionnels. La BEI est un excellent exemple aujourd’hui de prêteur institutionnel qui va rejoindre la plateforme, mais il y en a d’autres également qui nous font confiance. Eux aussi, j’en profite pour les remercier. Je n’ai pas encore repéré tous les visages, mais je sais que Bpifrance est dans la salle et nous fait confiance, CNP Assurances, Matmut, Zencap, Eiffel, Groupama… Je vais forcément en oublier, donc, ils ne m’en voudront pas, mais au moins en citer.

Puis, il y en a d’autres que je ne pourrais vraiment pas citer, parce qu’ils sont 18 000. Ce sont les investisseurs privés et particuliers, qui viennent tout simplement avec leur smartphone, prêter à partir de 20 € sur la plateforme. Ils sont très nombreux.

On a tenu absolument à les associer à cette signature. Il y en a dans la salle. Si on devait en saluer juste une, c’est une femme, une prêteuse qui s’appelle Soizic, que je n’ai pas repérée encore, je suis désolée. Qui est là ! Merci de lever la main, c’est gentil.

Soizic qui est là et qui représente… Vous êtes l’ambassadrice de nos 18 000 prêteurs aujourd’hui. Et on y tient beaucoup à ce mix de communautés, investisseurs institutionnels et prêteurs particuliers. Voilà.

 

Et pour que les prêteurs rencontrent les emprunteurs, il faut deux grandes choses entre les deux : beaucoup de technologie. Vous l’avez compris, Lendix, c’est une startup qui honore la guerre de la fintech, de la finance et de la technologie. Donc, beaucoup de tech, et beaucoup d’huile de coude. Alors là, ceux que je vais remercier, vous vous en doutez, c’est l’équipe Lendix. Les mecs, ils sont faciles à repérer, ils ont des t-shirts, d’autres se sont mieux habillés. Mais merci à ceux qui ont joué le jeu du t-shirt, les t-shirts sont sympas.

 

Bruno Le Maire : Très sympa, oui.

Olivier Goy : On vous en réservera, c’est promis, Bruno.

Bruno Le Maire : J’espère.

Olivier Goy : Donc, voilà. Merci à l’équipe Lendix, bien sûr. Et puis, de l’autre côté, il y a les emprunteurs. Les emprunteurs, ils sont fondamentaux chez Lendix, c’est notre raison d’être, c’est notre mission.

Lors de la création de Lendix, notre idée était assez simple. Elle était de dire : il faut mieux financer les entreprises, il y a encore des trous dans la raquette. On peut mieux financer les entreprises, ça leur permettra d’avoir 1) plus d’ambition 2) créer plus d’emplois. Et il y a toute une série d’astuces pour ça. Et cette brèche d’avoir un monopole bancaire, c’est extrêmement efficace.

Je ne vais pas en dire plus en fait, je laisserai deux de nos emprunteurs témoigner : Bioburger, là est aussi avec un joli t-shirt, vous le repérez facilement, et Hopening qui viendront témoigner juste à la fin pour vous.

J’en ai presque fini pour les remerciements. Je dois remercier encore bien évidemment nos deux hôtes de marque du jour : vous, monsieur Ambroise Fayolle. Merci beaucoup pour votre présence. On sait combien elle est symbolique. Clairement, chez Lendix, on a conscience d’être des lilliputiens, bien évidemment. Et aujourd’hui, vous nous portez à bouts de bras et au-dessus de la foule, donc merci beaucoup.

Et puis, vous, Bruno. Merci énormément pour votre présence, très sincèrement. Ça nous fait énormément plaisir. Je sais qu’on a à minima deux grandes causes en commun : la cause du financement des TPE et des PME, et l’Europe. Et c’est précisément ce que l’on veut faire chez Lendix : financer des TPE en Europe.

 

 

On a commencé par être le n° 1 en France, aujourd’hui on est n° 1 en Europe continentale. N° 1 dans tout le petit marché, on en est conscient, mais on a envie de consolider cette position et d’aller au-delà des 3 pays dans lesquels nous sommes déjà : France, Espagne, Italie.

 

Ça nous fait donc chaud au cœur de partager ces convictions avec vous, avec la France. Merci beaucoup. Et je vais inviter nos deux emprunteurs à venir témoigner, s’il vous plait.

On va commencer par l’entreprise du quartier, ils sont rue de la Victoire. Comme ça vous avez compris quelle est notre méthode de démarchage.

 

Témoignage d’un emprunteur : Bio Burger

 

Bonjour à tous, je suis Louis Frack. Donc cofondateur et dirigeant de Bioburger. Bioburger, ce sont les premiers fastfoods certifiés 100 % bio. On a ouvert notre premier restaurant avec mon associé en 2011, à la sortie de nos études, en ayant la volonté de rassembler deux mondes à priori opposés : la bio et les burgers.

En fait, l’esprit de l’enseigne, c’est de rendre la bio plus accessible. Donc, avec nos produits : le hamburger, qui la rend plus populaire, plus gourmande et plus sexy que ce qu’on trouve habituellement en bio. Il y a des non-consommateurs de bio qui viennent chez nous et qui changent leur conception de la bio après nous avoir découverts.

La deuxième chose, c’est le prix. Il était hors de question pour nous de proposer des prix plus élevés sous prétexte du 100 % bio. On a une formule « burger + frites + boisson » à 11,70 €. C’est 30 % moins cher que la concurrence, qui est non bio. C’est rigolo, mais c’est très important par rapport à ce côté accessible.

Donc vous l’aurez compris, on prône une économie qui a du sens. Une économie qui a du sens pour nous, c’est la croissance verte, et on vous promet que ça marche. Le burger, ça marche, on est rentable et on se développe. Aujourd’hui, on a 3 restaurants, 45 salariés, on fait 2,6 millions d’euros de chiffres d’affaires annuels. Ce qui équivaut à peu près à 230 000 burgers vendus par an.

On ne compte donc pas s’arrêter là. On a envie de se développer, on a l’ambition d’ouvrir 50 restaurants dans les 5 prochaines années. Pour y arriver, on a eu besoin, on a toujours besoin de capitaux évidemment. Et en tant que startup, on avait également besoin de partenaires qui soient réactifs et pertinents. Lendix, l’année dernière, en plein mois d’aout, nous a donné un accord de prêt en l’espace d’une semaine. Après, on a fait la mise en ligne et on avait les 70 000 € en 2 h 30 de temps. Derrière, en tant qu’entreprise qui prône une croissance verte, on a besoin de partenaires qui ont aussi du sens. Nous, on trouve que Lendix, c’est un peu le circuit court du financement. Les prêteurs savent à qui ils prêtent et les emprunteurs savent à qui ils empruntent.

 

Pour finir, pour nous, Bioburger et Lendix, ça incarne un peu le capitalisme qui a du sens. Voilà. Merci beaucoup.

 

 

Témoignage d’un autre emprunteur : Hopening

 

Alexandre Basdereff : Bonjour. Toute autre société. Je m’appelle Alexandre Basdereff et j’ai créé ma société il y a 28 ans pour répondre aux besoins en financement du monde associatif.

Hopening a rencontré depuis quelques années une évolution très forte dans le domaine technologique de notre secteur. Et l’année dernière, nous avions une opportunité de croissance externe, stratégique, et nous avons pu en deux semaines finaliser cette acquisition grâce à un prêt de 1,1 million d’euros qu’on a pu discuter et obtenir en deux semaines. Et c’est donc ce qui nous a permis de réussir cette opération et répondre aux attentes digitales et data de nos clients.

Hopening, qui est notre nouvelle marque, est le premier groupe en France des services et des solutions dans le développement de la philanthropie et du mécénat. Et Hopening, c’est aujourd’hui 100 collaborateurs, 20 millions de chiffres d’affaires pro forma. Hopening est inscrite sur le marché Euronext Access. Hopening, c’est 4 milliards d’euros qui ont été collectés depuis 28 ans d’existence pour des clients associatifs ou fondations comme la Fondation de France, la fondation Auteuil, la SNSM, La Sorbonne, Mémorial de la Shoah, la Fondation BNP Paribas… Pour toutes grandes organisations qui font appel à du don à du mécénat.

C’est grâce à cette réactivité et cette capacité d’ouverture de Lendix que nous avons pu réussir ce tournant stratégique et désormais nous tourner vers une ambition qui est beaucoup plus européenne.

Juste pour conclure, et permettez-moi avec un tout petit peu d’humour et de modestie, monsieur le ministre et monsieur le président.

 

Je pense qu’en 2016, Lendix a anticipé d’une certaine manière en permettant à Hopening de répondre au vœu de notre nouveau président de la République : « Make the planet great again ».

 

 

 

 

Ambroise Fayolle explique pourquoi la BEI signe ce partenariat

 

Ambroise Fayolle : Merci beaucoup. Merci à vous tous d’être là ce matin. Moi, je suis très heureux d’être là pour cette signature au nom du groupe BEI. Merci monsieur le ministre, de me faire l’honneur d’aussi être là ce matin. C’est la structure qui s’appelle « Fonds européen d’investissement » qui finance ce prêt, une filiale de la BEI, notamment dans l’activité de fonds, de fonds front. Et en particulier, tout ce qui touche aux PME.

C’est la première fois que nous faisons un prêt de ce type en Europe continentale et c’est la deuxième qu’on le fait en Europe. Donc, vous voyez que c’est un développement un peu nouveau pour la BEI. Et on est très heureux de participer à ce prêt pour deux raisons principales.

La première, c’est que c’est une innovation et que nous, on considère qu’il faut toujours essayer de soutenir l’innovation en Europe. En l’occurrence, par les méthodes de financement, c’est vraiment un dispositif très innovant. La deuxième, c’est que c’est un dispositif européen qui est parti de France et qui se développe ailleurs qu’en France : en Espagne et en Italie. Et nous, nous pensons que toutes ces initiatives sont bonnes pour l’Europe, sont bonnes pour la croissance et donc sont bonnes pour l’emploi.

Je voulais juste terminer en disant que ce dispositif ne ressort pas de ce qu’on appelle le plan Juncker. C’est un autre dispositif à l’intérieur du groupe BEI qui a été sollicité. Mais au titre du plan Juncker, je voulais juste faire un petit point pour de dire qu’aujourd’hui, on est à peu près aux deux tiers de la réalisation du plan Juncker. C’est 391 000 entreprises PME qui ont bénéficié du plan Juncker en Europe. Donc, on voit bien qu’il y a vraiment un effet d’entrainement de ce dispositif en faveur de l’investissement. Et la France continue à sortir du lot dans la mise en place du plan Juncker : nous sommes le n° 2, derrière l’Italie. Et cela finance notamment des projets dans l’innovation.

 

Donc, on est très contents du développement du plan Juncker en France. Et on est très heureux du développement de la BEI en France parce qu’on pense qu’il faut que l’Europe montre d’une manière beaucoup plus concrète qu’elle est là au service des Européens, pour améliorer leur vie au quotidien et pour améliorer la compétitivité de leurs entreprises. Voilà, merci.

 

 

Le ministre de l’économie et des finances soutient la Fintech et le financement des petites entreprises

 

Bruno Le Maire : Eh bien, Monsieur le Ministre est très content d’être parmi vous ce matin cher Olivier, cher Ambroise. Très content pour plein de raisons.

La première, c’est pouvoir saluer les deux entreprises qui sont présentes parmi nous et qui vont avoir accès aux fonds après la signature électronique que nous allons faire tout à l’heure, qui je pense représente parfaitement cet esprit d’entreprise française. Un esprit qui reste proche des gens avec le secteur associatif. Je crois que c’est aussi un des marqueurs de la société française : de saluer l’engagement associatif et d’avoir des entreprises de toutes tailles qui travaillent dans ce secteur-là. Et puis, un deuxième secteur, qui pour moi est un secteur de développement, dans les années qui viennent, exceptionnel, qui est celui de la croissance durable dans tous les secteurs.

Vous, c’est le secteur de l’alimentation. C’est très bien, je prendrais grand plaisir à venir gouter vos burgers bios, je l’espère dans les semaines qui viennent. Mais c’est un secteur qui se porte très bien. Et, oui, le développement durable, la protection de la planète, le bio, ce sont des secteurs d’excellence dans lesquels il y a des vecteurs de croissance, et donc d’emplois pour notre pays.

Je veux saluer tous les entrepreneurs qui sont présents ici, j’imagine qu’il y en a d’autres dans la salle. Il y en a un que je connais bien. Je veux le saluer parce que c’est un ami qui travaille dans un secteur qui est essentiel pour le pays, qui est le tourisme. C’est Jean-Philippe Cartier, qui est présent ici.

On me reproche beaucoup de ne pas beaucoup parler de tourisme. Le tourisme, c’est un secteur économique majeur pour notre pays. Nous nous en occupons avec Jean-Yves Le Drian. Ce n’est pas parce que le mot « tourisme » n’est pas dans un intitulé de ministère que nous n’attachons pas une importance majeure au développement du tourisme dans notre pays. Que ce soit bien dit en bonne et due forme. Il n’y a pas non plus le mot « industrie » dans l’intitulé d’un ministère, ce n’est pas pour autant que je ne crois pas au développement industriel à l’avenir.

Et donc, je salue tous les entrepreneurs qui travaillent dans le secteur du tourisme. Et je leur redis à quel point ils sont créateurs de richesses, de savoir-faire, de savoir-vivre. Et qu’ils sont l’incarnation de ce que la tradition française est capable de faire de mieux dans le passé, et surtout, dans le futur.

La troisième raison, c’est que cette signature aujourd’hui rime avec innovation. Et l’innovation, c’est la clé du succès économique de la France demain. En tous les secteurs. C’est vrai pour l’industrie. L’industrie qui réussira, c’est l’industrie de matière grise, c’est l’industrie de la robotisation. C’est l’industrie de l’intelligence artificielle, de la révolution digitale. C’est l’industrie qui intègrera les données. Nous le savons tous. Et donc, il faut financer cette innovation, il faut l’aider à se développer.

Ce sera vrai dans un secteur qui me tient particulièrement à cœur, qui est celui de l’agriculture. L’agriculture de demain, l’agriculture d’aujourd’hui, c’est une agriculture qui intègre toujours plus d’innovation. C’est une agriculture de précision qui permet de savoir par satellite combien il faut mettre d’intrants dans un champ cm² par cm² pour économiser des intrants, et donc être plus compétitif. C’est ça, l’agriculture de demain. Et on peut parfaitement conjuguer « tradition agricole » et « innovation de pointe ».

L’innovation, ça vaut aussi pour la finance. Et c’est pour moi une fierté d’être ici ce matin et une fierté de pouvoir dire que la Fintech française est désormais leadeur en Europe continentale. C’est pour tous les Français un facteur de fierté.

Les Britanniques ont décidé, comme vous le savez, de sortir de l’Union européenne : c’est le Brexit. C’est leur choix. Personnellement, c’est un choix que je regrette. Mais moi, mon rôle de ministre de l’Économie et des Finances, c’est d’abord de défendre les intérêts des Français. Et si ce Brexit peut rimer avec plus d’attractivité pour la France, plus d’investissements étrangers qui viennent en France, notamment des grandes compagnies financières, des banques ou des grandes institutions financières, tant mieux, tant mieux, tant mieux.

Je me suis rendu à New York la semaine dernière pour aller passer ce message très clairement à toutes les institutions financières américaines : « Vous êtes les bienvenues en France. Venez, créez de la richesse, créez des emplois, c’est tout ce dont notre pays a besoin. » Et j’ai cité l’exemple de la Fintech en disant : « Mais regardez à quel point la Fintech française a su prendre le leadeurship en Europe. C’est un exemple, un savoir-faire français exceptionnel »

 

Et arrêtons de dire que la finance, c’est l’ennemi. Parce que je me demande bien comment les très petites entreprises, les PME qui sont ici, arriveraient à vivre et à créer des emplois s’il n’y avait pas la finance. Arrêtons de nous faire plaisir avec des formules idéologiques qui font bien quand on les dit, mais qui sont nocives pour l’activité et pour l’emploi de notre pays.

 

Moi, ce qui compte le plus à mes yeux, c’est qu’il y ait plus de prospérité pour tous les Français et plus d’emploi pour tous les Français. Et il n’y en aura pas si nous n’avons pas un secteur financier dynamique capable de financer les TPE, les PME, les artisans, les commerçants… tous ceux qui créent des richesses dans notre pays.

La Fintech, je le dis pour Oliver qui en est un éminent représentant, c’est atout exceptionnel pour notre pays. Ça permet à des très petites entreprises d’avoir des prêts en 48 heures au lieu de plusieurs semaines avec des taux d’intérêt qui sont peut-être plus élevés que les grandes banques, mais avec de l’autre côté des garanties qui sont quasiment inexistantes. C’est-à-dire qu’on peut arriver, on réclame son crédit, on l’obtient en 48 heures. Pas besoin de papiers excessifs, pas besoin d’apporter des garanties par monceaux entiers. On a son prêt, on peut démarrer son activité, on peut créer de la richesse et on peut créer des emplois.

 

Eh bien, pour notre pays, c’est un atout exceptionnel. Vive la Fintech française !

 

Enfin, la dernière raison pour laquelle je suis heureux d’être ici, c’est qu’à travers Ambroise Fayolle, vous avez l’exemple d’une Europe proche des intérêts des Européens. Tout, la Banque européenne d’investissement, elle finance, elle aide, elle accompagne des centaines de PME, TPE partout en Europe, et notamment en France.

Donc là aussi, arrêtons de dire que l’Europe est systématiquement loin des préoccupations des gens, qu’elle ne leur apporte pas des réponses. J’ai eu l’occasion de voir le président de la BEI il y a quelques jours à Luxembourg. Je lui ai dit que ce qui me paraissait aujourd’hui le plus important, c’est que la BEI prête à de petites entreprises. Que c’était très bien qu’elle aide de très grandes entreprises, mais que celles-là auraient toujours un accès assez facile au crédit ! Et qu’en revanche pour les très petites entreprises, pour les PME, l’accès au crédit pouvait être plus difficile et que nous comptions sur la Banque européenne d’investissement pour apporter ces crédits.

 

Je termine en disant, là aussi, que ce crédit pour les très petites entreprises, pour les plus petites d’entre elles, pour des sommes parfois très modestes : 5000 €, 10 000 €, 15 000 €… il reste difficile à trouver. Il y a la BEI, il y a les fintechs. Mais je souhaite qu’on développe un réseau bancaire qui permet aux plus petites entreprises d’avoir facilement accès au crédit, dans des délais rapides partout en France.

 

Et j’ai demandé au président de La Poste, parce qu’il me semble que c’est la Banque postale qui est la mieux placée pour faire cela, de travailler sur ce sujet et de me faire dans les semaines qui viennent, des propositions très concrètes pour que plus jamais en France, je n’entende un petit entrepreneur qui a besoin de 5000 €, 10 000 € ou 15 000 € me dire : « C’est impossible de trouver cette somme-là en France ».

La Poste, avec ses milliers de relais, de Points Poste partout sur le territoire, veut devenir la banque des plus petites entreprises qui ont besoin de petits crédits pour faire une rénovation, pour démarrer leur entreprise, pour la prolonger, pour faire un investissement particulier. Et je souhaite que ce soit La Banque Postale qui porte cette ambition-là partout à travers le pays.

Merci à tous de votre accueil. Bravo Olivier pour ce succès, pour le succès des fintechs. Bravo aux deux entreprises qui sont là. Merci à la BEI d’être là. Et une fois encore, c’est un plaisir d’être parmi vous ce matin.
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