Accueil Forums Crowdlending Parlons crowdlending en général Rendement : il ne faut pas se compliquer la vie !

Ce sujet a 3 réponses, 3 participants et a été mis à jour par  Le Glaude, il y a 1 semaine et 5 jours.

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  • #13355

    Manu SIFP
    Participant

    Je vous avais expliqué hier l’usine à gaz et l’escroquerie intellectuelle du calcul du TRI et j’espère avoir été suffisamment clair sinon n’hésitez pas à me poser des questions. Je me ferai un plaisir de vous répondre !

    Je vous avais proposé une méthode alternative de calcul où on met face aux gains nets des pertes et on calcule tout simplement un solde, rien de plus basique et de plus réaliste. Je pense que c’est la méthode la plus simple avec des chiffres qui parlent.

    J’ai aussi vu comme autre méthode un calcul des intérêts des prêts du crowdlending selon la même méthode que pour le calcul des intérêts débiteurs ou des intérêts d’un livret A. L’idée de comparer un placement tel livret A avec un placement en crowdlending est pertinente. C’est juste la méthode de calcul qui me choque…

    – Revenons au calcul des intérêts des livrets A en prenant un exemple simple : on va prendre comme hypothèse simple que le taux d’intérêt reste inchangé pendant toute la période à 0.75%.

    Je place 1000 € sur un livret A. La banque va utiliser cet argent mais ce n’est pas mon problème ! Ce qui m’importe c’est combien je vais toucher à la fin.

    Admettons que je place cette somme pendant 3 ans et que je le laisse dormir (sans effectuer de nouveaux versements/retraits).

    Au bout de 3 ans, mon capital sera de Capital final = capital initial * (1+i)^3

    où i est le taux d’intérêt.

    Ici capital final = 1000 * (1+0.75%)^3 = 1022.67 €

    Mon gain est donc de 22.67 € en 3 ans, soit 2.267 % en 3 ans et 0.75 % annualisé.

    OK ?

    Corsons un peu les choses. Si j’effectue un nouveau versement de 500 € au bout d’un an.

    Je vais avoir : 1000 * (1+0.75%^3) + 500* (1+0.75%^2)

    car 1000 € est placé pendant 3 ans et 500 € les 2 dernières années.

    OK ?

    Que remarquez vous ?

    Que la formule de calcul est la même. Mais aussi et ça c’est important que je compare la somme que J’INJECTE dans mon livret A et la somme que je RECUPERE IN FINE. Donc il s’agit de mouvements de trésorerie. On m’a imputé de X euros sur mon compte chèque (pour le placement) et je retrouve ces X euros + des euros supplémentaires des années plus tard et là je calcul un gain.

     

    Si on veut comparer les gains du crowdlending avec ceux d’un livret A, il faut partir selon ce même schéma.

    Combien j’ai « envoyé d’argent » sur les plateformes (qu’ils soient ensuite prêtés ou pas) et combien je vais récupérer IN FINE.

    Plusieurs remarques :

    1/ Il est facile de voir combien d’euros j’ai injecté dans telle ou telle plateforme et quand.

    2/ Le calcul des intérêts ne doit en AUCUN CAS se baser sur la somme que j’ai prêté pour chaque projet mais bien sur la somme que j’ai injecté sur la plateforme. Comme pour le livret A : de combien on a débité mon compte chèques. Si on calcule les intérêts sur la base des prêts, le calcul sera faux car si je refais des prêts à la base du capital remboursé d’autres prêts, je vais intégrer plusieurs fois les gains. Et donc je vais avoir in fine un rendement délirant qui ne correspond pas à la réalité. Comparons ce qui est comparable !

    3/ Il faut tenir compte de la fiscalité bien évidemment. Donc il faut bien calculer avec des intérêts nets de prélèvements sociaux et nets d’IRPP (bientôt nets de flat tax)

    4/ Dans le cas du crowdlending, avec cette méthode, on ne peut calculer le rendement qu’à la fin quand tout est remboursé (ou censé l’être). Car on parle bien de mouvement de trésorerie (combien je suis remboursé IN FINE)

     

    Donc vous voyez bien là les limites de ces calculs qui sont importantes.

    Il faut comparer ce qui est comparable et on ne peut calculer le rendement qu’in fine et UNIQUEMENT sur la somme que j’ai injecté.

    Comme pour le livret A d’ailleurs (qui n’est pas à l’abri d’une modification de taux) comme pour le crowdlending qui n’est pas à l’abri d’une éventuelle défaillance.

    Et on arrive à la même conclusion : évitez les usines à gaz et les calculs faux !

    Et soyez simples et logiques !

     

     

     

     

     

     

    • Ce sujet a été modifié le il y a 1 semaine et 5 jours par  Manu SIFP.
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    #13362

    HS1
    Participant

    Entièrement OK sur ce point.

    On devrait d’ailleurs ne payer les prélèvements fiscaux qu’in FINE.

    ex: Prets de 3 ans aynt réussi: impots à l’issue des 3 ans= Bénéfice brut X(3x(flat taxe))

    prêt en défaut sans procédure collective : pas d’impot

    prêt en défaut avec procédure collective : déduction du CRD des intérêts .

     

    D’ailleurs c’est ce qui se fait en Crowdfunding immobilier avec intérêts versés in Fine.

     

    Le problème du crowdlending c’est l’impatience de l’admninistration fiscale qui « vole » chaque mois un capital qu’on a pas (il confondent avec les gains au poker ou là tu as vraiment le capital à la fin de chaque main) c’est ce qui rend ce système si peu interessant pour le préteur.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 semaine et 5 jours par  HS1.
    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 semaine et 5 jours par  HS1.
    #13368

    Manu SIFP
    Participant

    Si on veut un système fiscal plus juste, voici ce qu’il faudrait faire à mon humble avis :

    1/ Chaque année, les plateformes devraient transmettre à l’administration fiscale les éléments suivants :

    – les intérêts bruts

    – pour les prêts en retard, le montant du capital non payés au 31/12 (la part du capital dans les échéances en retard)

    Il suffit après de faire un simple calcul : intérêts bruts – capital non payé au 31/12 et de calculer l’impôt à part de cette base.

    Si solde positif, impôt à payer, si solde négatif crédit d’impôt ou report de ce solde sur les années ultérieures.

    Il est profondément injuste de payer de la csg sur les prêts en défaut sous prétexte que les premiers mois le paiement s’est fait.

    Il est profondément injuste de ne pas pouvoir déduire toutes les pertes pour l’IRPP.

    Je mets mon bonnet rouge !

     

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 semaine et 5 jours par  Manu SIFP.
    #13374

    Le Glaude
    Participant

    Un député ou sénateur bienveillant pourrait avoir la bonne idée de déposer un amendement en ce sens dans le prochain projet de loi de finances… (compensé par une hausse de telle ou telle taxe, puisque les amendements non-gouvernementaux doivent être budgétairement neutres). Ou au moins d’interpeller le ministre par une question écrite.

    L’association des plateformes pourrait avoir la bonne idée de se charger d’écrire aux parlementaires à ce sujet ; puisque cela leur serait indirectement bénéfique aussi.

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